Le ministère égyptien de l'Intérieur a informé le Parquet général que l'état de santé de l'ex-président Hosni Moubarak, détenu à l'hôpital de Charm el-Cheikh, ne permettait pas son transfert dans un autre établissement, a indiqué mardi le porte-parole du Parquet.
Le Parquet général avait ordonné dimanche le transfert de M. Moubarak dans un hôpital militaire en attendant que l'hôpital de la prison de Tora, au Caire, soit suffisamment équipé pour l'accueillir.
Mais Mansour al-Issaoui, le ministre de l'Intérieur, a informé le Parquet que l'état de santé de l'ex-président "indique qu'il a besoin d'un suivi continu qui n'est disponible que dans des hôpitaux hautement compétents en personnel et en équipement (...), ce qui ne permet pas actuellement son transfert".
M. Moubarak souffre d'un problème au coeur qui pourrait provoquer un arrêt subit, selon le ministre.
L'ex-président est soigné depuis le 12 avril à l'hôpital international de Charm el-Cheikh, station balnéaire sur la mer Rouge où il était en résidence surveillée et où il passe désormais sa période de détention provisoire.
Une expertise médicale diligentée par le Procureur général Abdel Maguid Mahmoud avait établi que M. Moubarak était "dans un état stable" et pouvait être transféré.
M. Mahmoud avait "chargé le ministère de l'Intérieur d'accélérer les préparatifs à l'hôpital de Tora", prison où sont déjà incarcérés les deux fils de l'ancien chef d'Etat.
L'hôpital devra être doté d'une unité de soins intensifs pour pouvoir faire face à une éventuelle dégradation de l'état de santé de M. Moubarak, âgé de 82 ans.
M. Moubarak fait l'objet d'une enquête sur la violente répression du mouvement de contestation qui l'a chassé du pouvoir le 11 février.
La détention de l'ancien président a été prolongée de 15 jours, jusqu'à la mi-mai, dans le cadre de l'enquête sur la répression des manifestations ayant conduit à sa chute.
Celle de ses deux fils, Gamal et Alaa, a été prolongée de 15 jours, a annoncé mardi un communiqué du procureur général.
Les deux fils ont été interrogés mardi sur des accusations d'avoir obligé des hommes d'affaires à les faire entrer comme associés dans des partenariats locaux avec des compagnies étrangères et sur des contrats controversés de vente de gaz égyptien à l'Etat hébreu, selon le communiqué.
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