Les derniers partisans de Gbagbo à Abidjan commencent à déposer les armes

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ABIDJAN (AFP)

Une cinquantaine de miliciens fidèles au président déchu Laurent Gbagbo ont déposé les armes vendredi, dans leur bastion de Yopougon à Abidjan, au cours d'une cérémonie en présence des Forces républicaines (FRCI) d'Alassane Ouattara et de l'ONU, a constaté l'AFP.

"Cette cérémonie marque la fin de la poche de résistance à Yopougon.La population du quartier nous a demandé que le règlement de la situation ne se fasse pas par la force, dont elle serait la première victime", a expliqué Eugène Djué, président de l'Union des patriotes pour la libération totale de la Côte d'Ivoire et chef milicien fidèle à Laurent Gbagbo.

L'immense quartier populaire de Yopougon, dans l'ouest d'Abidjan, est le dernier qui échappe encore au contrôle des forces du président Ouattara.

Un à un, une cinquantaine de miliciens, dont beaucoup d'adolescents, ont déposé quelques kalachnikov, lance-roquettes et grenades au pied du général Philippe Mangou, chef d'état-major de l'armée sous M. Gbagbo, qui a fait allégeance à M. Ouattara après l'arrestation le 11 avril de l'ex-chef d'Etat qui refusait de reconnaître sa défaite à la présidentielle de novembre.

Plusieurs centaines de membres des FRCI avaient sécurisé la zone où se déroulait la cérémonie, au milieu d'un quartier dévasté où de nombreuses maisons ont été pillées.

"Beaucoup de sang a coulé en Côte d'Ivoire, c'est trop et il est temps d'arrêter.Il y a un temps pour la guerre et un temps pour la paix et nous sommes arrivés au temps de la paix", a déclaré le général Mangou, entouré des principaux commandants des ex-rebelles devenus FRCI, dont Chérif Ousmane, principal artisan des négociations au nom du président Ouattara.

Des Casques bleus jordaniens de la mission de l'ONU (Onuci) étaient présents à la cérémonie.

Pas moins de sept rencontres ont été nécessaires, depuis le 11 avril, pour parvenir au début du processus de dépôt effectif des armes, selon les participants.

A bonne distance, une vingtaine de jeunes dansaient en chantant "Gbagbo président", sous l'oeil agacé des FRCI.

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