Le président ougandais Yoweri Museveni a réaffirmé le caractère illégal selon lui des récentes manifestations de l'opposition en Ouganda et défendu ses forces de sécurité, mises en cause pour leur brutalité dans la répression de la contestation.
M. Museveni, qui séjourne depuis vendredi soir à Nairobi, est revenu samedi sur les circonstances de l'arrestation violente du leader de l'opposition Kizza Besigye et les émeutes qui ont suivi.
"C'est lui qui a commencé à attaquer" des policiers avec une bombe lacrymogène, a affirmé le président Museveni, au cours d'une conférence publique dans un grand hôtel de la capitale kényane.
"Il n'y a aucun problème à ce que M. Besigye marche, soit pour aller au travail soit pour faire de l'exercice (...)", a-t-il assuré, soulignant: "tout ce que nous lui demandons c'est de se mettre d'accord avec la police".
"Si vous voulez venir marcher dans ma ferme avec 200 à 300 personnes derrière vous, vous devriez m'en informer.Car si des vaches sont dispersées ou se perdent, ce sera très mauvais pour vous", a encore expliqué M. Museveni.
Jeudi, la police a interpellé Kizza Besigye en brisant les vitres de sa voiture et en l'aspergeant de gaz lacrymogène, sous l'oeil des caméras, avant de le relâcher quelques heures plus tard.
En protestation, des émeutes ont éclaté le lendemain dans tout Kampala, là aussi violemment réprimées par les forces de l'ordre, avec deux tués par balle, 143 blessés hospitalisés dont onze par balle, selon la Croix-Rouge locale.
M. Besigye est à la tête d'un mouvement contre la cherté de la vie déclenché le 11 avril, près de deux mois après sa troisième défaite à l'élection présidentielle face à Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986.
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