Un tribunal sud-africain a reporté mardi l'ouverture du procès des meurtriers présumés de l'extrémiste blanc Eugène Terre'Blanche, dont le meurtre avait ravivé les tensions raciales héritées de l'apartheid.
Le fondateur du Mouvement de résistance afrikaner (AWB), un farouche partisan de la "suprématie blanche", avait été retrouvé mort le 3 avril 2009 à l'âge de 69 ans dans sa ferme près de Ventersdorp (nord-est).
Deux de ses ouvriers agricoles - Chris Malhangu, 28 ans, et un mineur de 16 ans - s'étaient immédiatement rendus à la police et avaient été incarcérés.Leur procès devait initialement s'ouvrir en décembre mais avait été reporté pour laisser le temps à l'avocat du mineur de compléter sa défense.
Le juge John Horn a de nouveau suspendu mardi le procès en raison d'un changement d'avocat à la dernière minute pour Chris Malhangu, le précédent ayant démissionné après avoir demandé à être payé pour ses services.
L'accusé "est confronté à de lourdes accusations, qui pourraient déboucher sur la réclusion à perpétuité (...) Il mérite d'être bien représenté", a lancé son nouveau défenseur, Me Khomotso Tlowane, nommé d'office la semaine dernière.
Le juge a convoqué les parties lundi prochain pour une nouvelle audience, au cours de laquelle elles décideront si elles veulent entamer les débats ou fixer le procès à une date plus lointaine.
Le meurtre de Terre'Blanche avait fait resurgir le spectre de violences raciales dans un pays qui porte toujours les séquelles du régime raciste d'apartheid tombé en 1994.
Ses partisans avaient promis de le venger avant de se rétracter.Compte tenu du passé violent de l'AWB qui a commis de nombreux attentats meurtriers dans les années 1990, ces menaces avaient été prises au sérieux même si l'organisation est aujourd'hui très marginale.
Le président Jacob Zuma avait lui-même appelé au calme et dépêché des ministres aux funérailles de Terre'Blanche, qui n'avait pourtant jamais caché son admiration pour Adolf Hitler.
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