Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a condamné vendredi les tensions et le déploiement militaire de forces du Nord et du Sud-Soudan dans la région pétrolifère contestée d'Abyei.
"Le secrétaire général exhorte la direction du Parti national du Congrès (NCP, Nord) et le Mouvement de libération populaire du Soudan (SPLM, Sud-Soudan) à se garder de toute déclaration unilatérale concernant la propriété de la zone d'Abyei car ceci sabote la recherche d'une solution pacifique", a-t-il dit, selon son porte-parole.
"Les parties doivent éviter de se provoquer l'une l'autre ou de s'engager dans toute confrontation militaire à Abyei qui peut se traduire par de nouvelles pertes en vies humaines et affecter de façon significative l'avenir des relations entre le Nord et le Sud", a-t-il ajouté.
Des heurts ont éclaté dimanche à Abyei lorsqu'un commandant de l'armée du président nordiste Omar el-Béchir est entré dans le territoire malgré les tentatives de la police de stopper son convoi de 200 soldats et de six véhicules tout-terrain montés de mitrailleuses.
Selon l'ONU et le responsable du district, 14 personnes sont mortes lors de ces affrontements.
A la lisière entre le Nord et le Sud, Abyei, riche en pétrole, connaît une recrudescence des violences depuis le référendum d'autodétermination du Sud-Soudan en janvier, au cours duquel une écrasante majorité a voté pour la sécession de cette région qui doit devenir un Etat indépendant en juillet.
Les négociations Nord-Sud sur l'avenir de cette province n'ont pas enregistré de progrès.
Un référendum devait avoir lieu également en janvier pour permettre à Abyei de choisir son rattachement au Nord ou au Sud, mais il a été reporté sine die, notamment en raison d'un différend sur le droit de vote des Misseriya, une tribu de nomades arabes.
Envie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nousEnvie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nous
L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.