Un Français de 49 ans a été tué jeudi "au cours d'un contrôle de police" à Benghazi, fief de la rébellion libyenne, et quatre autres qui l'accompagnaient ont été arrêtés lors du même incident, a annoncé le ministère français des Affaires étrangères.
Plus tôt, une anesthésiste de l'hôpital Jalaa de Benghazi (est) avait fait état à l'AFP du décès d'un Français blessé par balle à l'abdomen.Le corps d'un homme de type européen a été vu à l'hôpital de Jalaa par des journalistes de l'AFP.
De nombreuses zones d'ombre persistent, notamment sur la raison d'une arrestation de ces Français, ainsi que sur les circonstances menant à la mort de l'un d'entre eux.
"Au cours d'un contrôle de police à Benghazi la nuit dernière, cinq ressortissants français ont été interpellés.L'un d'entre eux a été blessé par balle et est décédé dans la nuit à l'hôpital de Benghazi", a déclaré le porte-parole du ministère, Bernard Valero, dans un communiqué.
Le porte-parole ne précise pas si le Français a été blessé par un policier ou par une autre personne.
"Notre représentant sur place demande à rencontrer nos compatriotes retenus.Il reste en contact avec les autorités locales pour examiner leur situation", a-t-il encore dit.
"Vers 02h00 (mercredi, minuit GMT), un citoyen français blessé par balle dans l'abdomen nous a été amené.Nous avons essayé de le réanimer à plusieurs reprises mais il est décédé", avait indiqué auparavant à l'AFP le Dr Chaouk Najem, de l'hôpital Jalaa.
Le garde chargé de la sécurité de l'hôpital, Mahmoud Enbeg, a affirmé à l'AFP que le blessé avait été emmené à 00H20 (22H20 mercredi soir) et qu'il avait 400 dollars et un passeport français sur lui.L'homme avait 49 ans, selon la lecture du passeport par le garde.
A Paris, le ministère des Affaires étrangères n'a donné aucune indication quant aux identités, fonctions et raisons de la présence de ces Français à Benghazi.
Contactées par l'AFP, des sources diplomatiques européennes, militaires à Benghazi, et des responsables de la rébellion n'étaient pas dans l'immédiat en mesure de donner des détails sur cet incident.
Plusieurs anciens militaires français travaillent à Benghazi comme employés de sociétés privées de sécurité, une activité qui s'est déjà développée ces dernières années en Irak et en Afghanistan dans le sillage des opérations militaires des pays occidentaux, notamment les Etats-Unis.
Des rumeurs ont circulé toute la journée sur la possible disparition de certains d'entre eux mercredi soir.
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