Affaire DSK : et maintenant ?

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Dominique Strauss-Kahn va bientôt troquer sa geole de Rikers Island contre un appartement new-yorkais. Hier, l'ancien directeur général du FMI a vu sa demande de remise en liberté conditionnelle accordée par le juge Michael Obus en échange d'une caution d'un million de dollars. Outre le paiement de cette caution, DSK s'est engagé à un dépôt de garantie de 5 millions de dollars qui seront saisis par la justice en cas de violation des conditions de libération.Officiellement inculpé de crime sexuel dont tentative de viol et agression sexuelle sur une femme de chambre à l'hôtel Sofitel de Times Square, DSK est loin d'en avoir fini avec la justice américaine. Dès ce soir, il va être placé en résidence surveillée dans un appartement de Manhattan qu'il occupera vraisembablement avec sa femme Anne Sinclair. Equipé d'un bracelet électronique, Dominique Strauss-Kahn sera accompagné en permanence par un garde armé et des caméras vidéos contrôleront ses moindres allers et venues. La justice américaine a également saisi tous ses documents de voyage pour éviter tout risque de fuite à l'étranger. Malgré ces conditions de surveillance draconiennes, cette décision du juge est une victoire pour DSK et ses avocats. Une fois remis en liberté, il aura toute latitude pour consulter ses avocats et préparer sa défense. La prochaine audience a été fixée au 6 juin. Lors de cette audition, il devra plaider coupable ou non coupable des sept chefs d'accusation qui pèsent contre lui.S'il plaide coupable, il n'y aura pas de procès. S'il plaide non coupable, comme ses avocats l'ont suggéré, le procès aura bien lieu. La bataille entre les avocats des deux parties sera alors lancée. Témoignages, traces d'ADN dans la chambre, informations émanant des caméras de surveillance et des clés magnétiques du Sofitel : tout sera examiné de fond en comble. Du déni catégorique à la relation sexuelle consentante, les avocats de Dominique Strauss-Kahn ont en théorie plusieurs cartes en main pour le blanchir des accusations qui pèsent contre lui. Nul doute qu'ils s'appuieront sur l'image d'homme public respectable qu'entretenait DSK jusque là et qu'ils iront fouiller le passé de la femme de ménage accusatrice.Du côté de l'avocat de la victime, on espère se reposer sur des éléments médico-légaux irréfutables. Mais la partie n'en sera pourtant pas gagné pour autant. Comme l'explique, Brenda Smith, professeur de droit américaine, "les cas d'agressions sexuelles sont très difficiles à prouver. L'une des principales raisons est qu'il y a très rarement des témoins". Même si le conseil de la plaignante a des preuves qu'il y a eu des actes sexuels, comme l'évoque l'inculpation, il lui restera à prouver que ces gestes ont été forcés et non consentis. Benjamin ROGER

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