L'Afrique du Sud, dont les infrastructures énergétiques peinent à satisfaire une demande croissante, a annoncé jeudi qu'elle maintenait ses projets d'investissements dans le nucléaire malgré la catastrophe de Fukushima.
"La transaction nucléaire doit être entamée tôt dans le temps de manière à commencer la production d'énergie d'ici 2023", a déclaré la ministre de l'Energie Dipuo Peters devant le Parlement, qui prévoit d'entamer les démarches d'acquisition l'an prochain.
"L'accident de Fukushima s'est produit à un moment qui permet à l'Afrique du Sud d'incorporer les leçons apprises dans la conception de notre programme nucléaire", a-t-elle ajouté.
L'Afrique du Sud, qui a connu une crise énergétique majeure en 2008 faute de pouvoir répondre à la demande d'électricité, ne dispose pour l'instant que d'une centrale nucléaire à Koeberg, près du Cap (sud-ouest), qui couvre 6,5% de sa capacité de production totale.
Pour diminuer sa dépendance au charbon (près de 90% aujourd'hui) et empêcher une nouvelle crise, le pays veut se doter de nouveaux équipements capables de produire plus de 40.000 MW supplémentaires, dont 9.600 MW par le nucléaire.
Le groupe français Areva est sur la liste des candidats pressentis à la construction de nouveaux réacteurs.
"L'Afrique du Sud est très claire: nous continuons de penser que pour amoindrir l'émission de gaz à effet de serre, le nucléaire a un rôle important à jouer", a expliqué à l'AFP la directrice générale du ministère de l'Energie, Nelisiwe Magubane.
"Toutefois, nous allons prendre en considération les leçons apprises à Fukushima", a-t-elle ajouté.
Un tsunami déclenché le 11 mars par un séisme de magnitude 9 a détruit les circuits de refroidissement de 4 des 6 réacteurs de la centrale japonaise, entraînant un échauffement des barres de combustible, faute d'avoir été immergées durant plusieurs heures.
Depuis la catastrophe, plusieurs pays dont l'Allemagne et la Suisse ont suspendu leurs programmes nucléaires.
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