L'organisation Reporters sans frontières (RSF) a déploré samedi la "dégradation consternante" de la liberté de la presse au Sud-Soudan, appelant à la libération immédiate d'un journaliste soudanais emprisonné depuis le 11 mai par les autorités locales.
Mohammed Arku, employé du Sudan Radio Service, "a été arrêté par les forces de sécurité sud-soudanaises le 11 mai 2001 à Wau (Sud) pour avoir pris des clichés sans autorisation du gouvernement, dans une zone pourtant non militarisée", indique RSF dans un communiqué.
Il a été transféré le 24 mai à Juba, capitale du Sud-Soudan, où "il aurait pu être sujet à des tortures physiques et psychologiques", selon l'organisation de défense de la presse, qui demande, dans un courrier au président sudiste Salva Kiir sa "libération immédiate et sans conditions".
Sa situation reflète "le sentiment d'impunité générale qui prévaut dans le pays, où les forces de sécurité semblent pouvoir arrêter les journalistes selon leur bon vouloir".
"A un peu plus d'un mois de la création officielle de l'�?tat du Sud-Soudan, tous les regards sont tournés vers ce pays", où "détentions, harcèlements et interrogations sont courants", déplore encore RSF, qui rappelle par ailleurs que "la liberté des médias se porte toujours aussi mal dans le nord du pays".
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