La Cour pénale internationale (CPI) a confirmé lundi la recevabilité des deux affaires de la Cour concernant les violences post-électorales de 2007/2008 au Kenya, qui était contestée par le gouvernement kenyan, a-t-on appris auprès du service de l'information de la CPI.
"La Chambre préliminaire II a confirmé la recevabilité des deux affaires qui concernent le Kenya", a annoncé à l'AFP Fadi el-Abdallah, du service de l'information de la Cour qui siège à La Haye.
Le Kenya contestait, dans une requête déposée le 31 mars, la compétence de la CPI pour poursuivre les responsables de ces violences, affirmant être en mesure d'engager lui-même des poursuites.
"Bien que les informations fournies (par le gouvernement kenyan, ndlr) révèlent que des instructions ont été données pour une enquête (...), le gouvernement du Kenya ne fournit pas à la chambre des détails concernant les actions, actuelles et revendiquées, qui ont été entreprises", soulignent les juges de la chambre préliminaire II dans une décision publiée sur le site internet de la CPI.
"En particulier, la chambre ne dispose pas d'informations sur les dates de début des enquêtes, si les enquêtes existent", a ajouté la même source."De la même manière, il n'y a aucun document qui montre que les suspects ont été ou sont en train d'être interrogés".
Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) Luis Moreno-Ocampo avait dénoncé dimanche l'attitude du gouvernement kenyan qu'il avait accusé de mener campagne "pour faire cesser les poursuites".
Deux groupes de trois personnes, dont les noms avaient été révélés le 15 décembre 2010 par le procureur, font l'objet de citations à comparaître.Ils correspondent aux deux camps qui se partagent le pouvoir au Kenya: le Mouvement démocratique orange (ODM) du Premier ministre Raila Odinga et le Parti de l'unité nationale (PNU) du président Mwai Kibaki.
Les six Kenyans, dont le vice-Premier Ministre Uhuru Kenyatta et l'ex-ministre William Ruto, tous deux candidats potentiels à la présidentielle de 2012, sont poursuivis par la CPI pour crimes contre l'humanité pendant les violences post-électorales de 2007/2008, qui avaient fait plus de 1.100 morts.
Ils sont soupçonnés notamment de meurtres, de transfert forcé de population et de persécutions dans les mois qui avaient suivi la réélection contestée de M. Kibaki face à M. Odinga, actuel Premier ministre d'un gouvernement de coalition.
Une délégation du bureau du procureur était attendue au Kenya lundi soir pour une visite consacrée à la protection des témoins dans le cadre de l'enquête de la CPI sur les violences post-électorales, qui ont fait plus de 300.000 déplacés.
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