Une ONG marocaine a décidé de porter plainte contre X après les déclarations d'un ex-ministre français accusant un autre ancien ministre d'avoir eu des relations pédophiles au Maroc.
Lors d'une émission lundi sur la chaîne Canal+ consacrée aux scandales sexuels, l'ancien ministre français de l'Education Luc Ferry (2002-2004) a accusé sans le nommer un autre ancien ministre d'avoir eu des relations pédophiles au Maroc, affirmant avoir eu "des témoignages" à ce sujet de la part "des autorités de l'Etat au plus haut niveau", dont un Premier ministre.
"M.Ferry doit assumer la responsabilité juridique de ses propos accusateurs, qu'il a faites lors d'une émission publique.Nous allons porter plainte contre X", a déclaré à l'AFP Najia Adib, présidente de l'association "Touche pas à mes enfants", basée au Maroc.
"Il doit nous dire qui sont ces autorités de l'Etat au plus haut niveau dont il a eu les témoignages car il s'agit de pédophilie.Qui est ce Premier ministre?", a ajouté Mme Adib.
"M.Ferry a fait un acte de dénonciation d'un crime qui a été commis au Maroc.La législation française permet d'ouvrir une enquête sur une simple dénonciation de crime commis en dehors de la France", a indiqué pour sa part Me Yassine Krari, l'avocat de l'association.
"Le Maroc devrait également ouvrir une enquête pour vérifier les dires de M. Ferry, qui se positionnera en tant que témoin pour qu'il révèle à la justice tant de la France que du Maroc sa connaissance des faits", a-t-il ajouté.
Selon Me Krari, "la plainte contre X sera déposée au Maroc et la possibilité de la déposer également en France reste ouverte".
"Le Maroc n'est pas un pays anarchique.Il y a des loi et il (M.Ferry) doit nous dire qui est ce pédophile qui a accompli cet acte au Maroc et que de hautes autorités françaises connaissent, selon M. Ferry".
Luc Ferry avait fait allusion à "un ancien ministre qui s'est fait poisser (attraper) à Marrakech dans une partouze avec des petits garçons (...) Probablement, nous savons tous ici de qui il s'agit", avait-t-il ajouté.
M. Ferry avait également expliqué qu'il ne donnait pas le nom de l'ancien ministre en question parce que, a-t-il dit, "si je sors le nom maintenant, c'est moi qui serai mis en examen (inculpé) et à coup sûr condamné, même si je sais que l'histoire est vraie".
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