Quelque 100 civils ont été tués à la mi-mai lors de la prise d'Abyei par les forces gouvernementales soudanaises (nordistes), a indiqué jeudi à l'AFP l'ancien administrateur de cette zone disputée, à la lisière du nord et du sud du Soudan.
"Nous craignons que le chiffre de morts ne s'élève à environ 100", a déclaré Deng Arop Kuol, précisant que ce chiffre était une "estimation".
"La situation là-bas est très mauvaise, et nos gens souffrent", a-t-il dit.
M. Kuol, un Sudiste, avait été limogé du poste d'administrateur d'Abyei par le président Omar al-Bachir après la prise par les troupes gouvernementales le 21 mai de cette région contestée, opération que le gouvernement semi-autonome du Sud avait qualifiée d'"invasion".
Khartoum avait ensuite nommé à sa place un administrateur intérimaire, le général de brigade Izzedine Osmane.
La mission de l'ONU au Soudan (UNMIS) a indiqué qu'elle ne pouvait confirmer le bilan de morts.
"Nos patrouilles suivant les combats ont vu des morts", a déclaré à l'AFP la porte-parole de l'UNMIS Hua Jiang."Cependant, nous ne pouvons confirmer un chiffre final de morts".
Le 21 mai, l'armée nordiste avait pris le contrôle d'Abyei à l'issue de violents combats avec l'Armée de libération populaire du Soudan (SPLA, armée sudiste).Elle s'était déployée jusqu'à plusieurs kilomètres plus au sud, faisant craindre une nouvelle guerre civile entre le Nord arabo-musulman et le Sud afro-chrétien.
Selon l'ONU, environ 60.000 personnes ont fui la région vers le Sud-Soudan à la suite de cette opération.
Les Sud-Soudanais ont voté à une écrasante majorité, lors d'un référendum en janvier, en faveur de la séparation de leurs anciens ennemis nordistes de la guerre civile (1983 à 2005).
Un référendum devait permettre en même temps à Abyei de choisir son rattachement au Nord ou au Sud, mais il a été reporté sine die.
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