L'opération conduite vendredi par l'armée burkinabè contre des mutins dans la capitale économique Bobo Dioulasso (sud-ouest) est en voie d'achèvement et la situation est "maîtrisée", a affirmé à l'AFP un responsable militaire.
Dix-huit personnes, dont neuf militaires, ont été blessées, a-t-on appris de source hospitalière.
"Le gros de l'opération est terminé, la situation est maîtrisée", a déclaré par téléphone, sous couvert d'anonymat, un haut gradé du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) dirigeant l'opération lancée dans la matinée.
"On a le contrôle total du camp (des mutins), mais nous sommes en train de chercher ceux qui ont fui, parce qu'il y en a qui ont disparu lors de l'attaque du camp et il y a ceux qui étaient en dehors du camp à notre arrivée", a-t-il dit.
"Nous avons procédé à une cinquantaine d'arrestations" et "récupérons les armes, les munitions et les objets volés qui ont été stockés au camp", a-t-il ajouté.
"Apparemment le camp est sous contrôle" de la garde présidentielle appuyée par des parachutistes commandos et la gendarmerie de Bobo Dioulasso, a confirmé un habitant."Ce sont les gendarmes et sapeurs-pompiers qui entrent et sortent du camp".
"C'est calme, on n'entend plus de tirs", a indiqué un riverain, ajoutant que des objets pillés par les mutins depuis le début de leur protestation mardi soir "sont en train d'être rapportés à la gendarmerie".
Selon une source hospitalière, "18 blessés" ont été enregistrés après l'opération: neuf militaires et neuf civils, dont deux jeunes filles gravement touchées.
Le responsable militaire a affirmé que ses troupes n'avaient déploré aucun blessé dans leurs rangs.Ce nouveau bilan porte à près de 60 le nombre de personnes blessées en deux jours dans la ville.
Le régime du président Blaise Compaoré a eu recours à la force pour mettre fin à une mutinerie pour la première fois depuis le début en mars de ces manifestations à travers le pays, qui déstabilisaient son pouvoir.
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