"Des agents du Samu [services de secours français, ndlr] ont porté plainte", a indiqué la direction des Hôpitaux universitaires de Strasbourg (HUS, dans l'est), qui ne souhaite pas donner plus de détails sur le nombre de plaintes et les motifs."Un agent, qui s'est fait agresser verbalement, a déposé plainte", a confirmé une source syndicale.Sur la radio France Bleu Alsace, Sylvain Poirel, délégué du syndicat CGT, a indiqué que, vendredi, "quatre agents ont été menacés directement sur les réseaux sociaux et une sur les quatre n'a pas pu rentrer chez elle par crainte de représailles d'individus présents sur le lieu de son domicile".Depuis que l'enregistrement de l'appel de Naomi Musenga au Samu, dans lequel une opératrice se moque d'elle quelques heures avant sa mort le 29 décembre, a été rendu public mardi, la plateforme téléphonique du Samu local a reçu de nombreux appels menaçants.Après plusieurs jours et des appels au calme de la famille de Naomi Musenga, "le nombre d'appels agressifs est en régression", a indiqué samedi l'hôpital. Néanmoins des mesures de sécurité particulières sont maintenues.Un homme "fortement alcoolisé" a été interpellé jeudi pour 19 appels menaçants au Samu.Une marche blanche sera organisée en mémoire de Naomi Musenga mercredi à 17H30 (15h30 GMT) à Strasbourg. Un rassemblement à Paris est aussi prévu à la même heure."On appelle vraiment à la non-violence", a déclaré sur la chaîne d'information continue BFMTV Gloire Musenga, un des frères de Naomi."On ne peut pas leur en vouloir (aux opératrices du Samu et des pompiers, ndlr). Si elles ne l'ont pas aidée, c'est dû à des problèmes qui ont eu lieu dans leur structure. (...) Elles n'avaient rien contre (Naomi) personnellement", a également dit Martial Musenga, un autre frère, évoquant Naomi comme une personne "pleine de vie", "joyeuse".La famille de Naomi Musenga a déposé vendredi une plainte pour "non-assistance à personne en danger" et "mise en danger de la vie d'autrui" contre les HUS et contre X.Les HUS ont ouvert une enquête administrative, l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) a été saisie et le parquet de Strasbourg a ouvert mercredi une enquête préliminaire.
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