Sylvain N'Guessan est analyste politique ivoirien, directeur de l'Institut de Stratégies d'Abidjan.
À sept mois de la présidentielle en Côte d’Ivoire, plusieurs partis d’opposition ont annoncé lundi dernier la formation d’une Coalition pour l’alternance pacifique (CAP-CI). Parmi les partis on trouve le PDCI de Tidjiane Thiam, le Mouvement des Générations Capables (MGC) de l'ex-Première Dame Simone Ehivet Gbagbo, le Front populaire ivoirien (FPI) de Pascal Affi N'Guessan, le Cojep de Charles Blé Goudé. Cette coalition exige des réformes électorales pour un scrutin transparent, sans évoquer de candidature unique. Il y a quand même une absence de taille au sein de cette coalition, celle du PPA-CI, le parti de l’ancien président Laurent Gbagbo. Selon Sylvain N'Guessan, le paysage politique du pays se divise désormais en trois blocs : le camp présidentiel, l’opposition réunie au sein de la Coalition pour l’alternance pacifique et celle incarnée par le parti de Laurent Gbagbo.